PRENDRE DES PAS VERS LA GUÈRISON
- catherinelizabeth

- il y a 2 jours
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Connexion. Libération. Soulagement. Tendreté. Amour. Être humain — ensemble. Ce sont les mots qu'ont partagés les participants à notre récent atelier « Guérison des Mémoires » à Dakar, au Sénégal.
En 2024, j'ai eu l'honneur de me rendre au Bénin avec 25 participants venus de neuf pays d'Afrique de l'Ouest et centrale pour la formation de l'Institut pour la guérison des souvenirs. Fin 2025, nous nous sommes retrouvés à Dakar avec 28 participants originaires du Sénégal, du Togo, de Guinée-Bissau, du Congo-Brazzaville, du Luxembourg, de Pologne, d'Autriche, du Royaume-Uni et d'Espagne.
Des histoires différentes, des parcours différents… et pourtant, nous nous sommes réunis dans une humanité partagée : pour rire, pour pleurer, pour réconforter, pour espérer, pour rêver, pour écouter et pour célébrer.
Comme le père Michael Lapsley, fondateur de l'Institut, nous le rappelle souvent : « Chaque personne a une histoire, et chaque histoire a quelqu'un pour l'écouter. » Après avoir survécu à un attentat à la lettre piégée lors de son militantisme anti-apartheid, il a consacré sa vie à soutenir la guérison individuelle et collective dans le monde entier.
Lors de l'atelier de Dakar, cet esprit de guérison s'est concrétisé de manière puissante.
Nous nous sommes demandés ensemble : Comment pardonner ? Comment se libérer de ce qui nous a blessés ? Comment aller de l'avant sans que le poids des vieilles douleurs ne dicte chacun de nos pas ?
Nous nous sommes réunis lors d'un rituel pour reconnaître nos histoires, honorer notre douleur et faire un pas vers un lâcher-prise collectif.
Nous avons créé des symboles de paix et d'espoir, des rappels que la guérison est possible. Nous avons allumé des bougies : pour les êtres chers disparus, pour ceux qui souffrent dans les zones de guerre, pour les enfants maltraités et pour tous ceux qui souffrent en silence.
Chaque flamme était un geste de solidarité, une prière silencieuse, un moment de bienveillance partagée. Lorsque nous nous ouvrons à notre propre histoire, quelque chose s'ouvre, l'énergie se libère et nous avons plus d'espace pour la compassion, pour le lien, pour cheminer ensemble avec plus de douceur.
À l'approche de la fin de l'année, je vous invite à réfléchir :
✨ Qu'est-ce que vous retenez encore et qui demande à être libéré ?
✨ Que ressentiriez-vous en vous libérant — même un tout petit peu — du fardeau que vous portez ?
✨ Quel acte de pardon (envers vous-même ou envers quelqu'un d'autre) pourrait vous aider à aborder l'année 2026 avec moins de poids et plus d'espace pour respirer ?









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